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Comment protéger ses animaux des moustiques ?

Nous n’y pensons guère en temps normal, mais les humains sont loin d’être seuls à souffrir des piqûres de moustiques. Les animaux, quoique moins expressifs pour le signifier clairement, constituent des proies de choix pour les tiques, puces, et espèces volantes diverses. Outre les simples démangeaisons occasionnées par leurs piqûres, les insectes peuvent transmettre de graves maladies aux espèces animales qu’ils prennent pour cibles. Voici un aperçu des animaux à préserver des moustiques, des risques encourus par les piqûres de ceux-ci, et quelques conseils pour leur faire barrage de manière efficace.

Quels animaux peuvent être piqués ?

En tenant compte de la sphère domestique, les insectes visent essentiellement vos animaux de compagnie, ainsi que le bétail. Le risque d’être piqué touche :

  • les chiens ;
  • les chats ;
  • les chevaux ;
  • les lapins (et autres rongeurs) ;
  • les poules.

Traitons maintenant ces exemples au cas par cas.

Les chiens

chien

Premièrement, vos compagnons canins ne sont pas à l’abri d’une piqûre de tique, exemple le plus connu avec celui de la puce. La tique se rencontre le plus fréquemment dans les hautes herbes : une fois son dard (ou rostre) planté dans la peau de votre chien, elle commence son repas de sang ! Si les premières 48 heures sont relativement inoffensives pour votre animal domestique, il est préférable de repérer et tuer la tique pendant cette période. En effet, au fur et à mesure qu’elle accélère le pompage du sang, augmente le risque de transmission d’agents pathogènes, responsables de maladies et infections.

La borréliose, dite maladie de Lyme, est l’une de celles-ci. Il s’agit d’une maladie infectieuse, de la famille des zoonoses, appelées ainsi du fait qu’elles sont transmissibles des animaux vertébrés aux êtres humains. Transmise par la morsure de la tique Ixode (du latin Ixodae), son agent infectieux est la bactérie appelée borrélie (ou Borrealia burgdorferi), dont l’Amérique du Nord semble être le foyer originel.

En Europe, à cause de la plus grande diversité en termes de borrélies, la maladie est désignée plus communément sous le nom de borréliose de Lyme. C’est la plus fréquente des maladies vectorielles (car transmises par le biais d’un vecteur vivant) : multiviscérale, elle peut affecter le fonctionnement de plusieurs organes, et laisser des séquelles d’ordre neurologique et rhumatologique. Les puces, taons, aoûtats, mouches et araignées également, sont de potentiels véhicules de la maladie de Lyme. Dans la majorité des cas, le mal est traité avec succès par traitement antibiotique, étalé de 15 jours à un mois.

Similitudes avec les chats

chat

Cible fréquente des tiques et des puces, le chat, lui aussi, peut attraper la maladie de Lyme (ou autres maladies vectorielles véhiculées par les insectes susmentionnés). Il importe donc d’inspecter régulièrement et minutieusement, le pelage de votre chien ou de votre chat, en vue de déloger un éventuel hôte indésirable.

Nous ne pouvons passer au point suivant, sans évoquer un certain comportement félin et canin, naturel mais non sans risque : l’instinct de chasseur du chien et du chat ! Il n’est pas rare que l’animal, d’un prompt claquement des mâchoires, gobe une mouche qui lui tournait autour du museau ! Cela semble, a priori, anodin. Toutefois, certaines mouches peuvent être porteuses de maladies touchant les chiens et les chats. Ainsi en est-il de la thélaziose oculaire, parasitose transmise par la mouche drosophile male Phortica variegata. Affection bénigne, elle se caractérise généralement par une simple conjonctivite.

Dans le cas où votre animal goberait une guêpe, un taon ou un frelon, les risques sont plus élevés qu’avec les mouches, à cause du venin ! Vous devez vous montrer particulièrement vigilant, si votre animal manifeste une tendance aux réactions allergiques.

Le cas des lapins

La puce, la tique et le moustique, sont également responsables de la cause de mortalité la plus fréquente chez les lapins sauvages (ou de garenne) : la myxomatose. Cette maladie virale est générée par les virus de la famille des poxviridae. Les symptômes récurrents sont des myxomes, tumeurs cutanées à hauteur des yeux et des oreilles, et des oedèmes au niveau de la tête et du cou. Apparaissent ensuite : fièvre, apathie et perte d’appétit, etc.

Nous avons évoqué, à juste titre, le lapin de garenne, car étant plus proche de la nature que le lapin domestique, il est sensiblement plus exposé au danger de la myxomatose. Cependant, un lapin domestique demeure un sujet à risque. À noter que la myxomatose n’entre pas dans la famille des zoonoses : elle n’est pas transmissible à l’homme, ni aux autres animaux.

Les chevaux, cibles des nuées volantes

Point de mire des mouches, taons et autres moustiques attirés par leur sueur, les chevaux sont constamment harcelés par les insectes. Au même titre que le chat et le chien, le cheval peut développer les maladies et infections abordées ci-dessus. Et à l’instar des espèces féline et canine, ayant tendance à se gratter, les infections sur un cheval peuvent surgir à la suite d’une cause “accidentelle”. Par exemple, lorsque l’animal, excédé par la douleur des piqûres ou le stress, rue ou se cabre, au point de se blesser. Une plaie sanglante favorisera d’autant plus sûrement une infection, si elle n’est pas rapidement soignée. De même, les mouches (ou autres insectes) risquent d’y pondre directement, ce qui revient à ouvrir la porte en grand, à une parasitose !

L’intrus des poulaillers : le poux broyeur

Issu de la famille des phtiraptères, le poux broyeur (ou mallophage) se nourrit des cellules mortes de la peau et des plumes. La conséquence principale, est que la poule infestée se gratte plus souvent, au risque de se blesser… risque accru par le fait que ses congénères vont encore la piquer en essayant d’attraper les poux !

Récapitulatif des principales maladies vectorielles

Parmi les maladies communes aux chiens, chats, chevaux, bétail et rongeurs, on trouve :

  • la bartonellose ;
  • la leishmaniose ;
  • l’encéphalite européenne à tique.

Celles communes aux chiens, chats et rongeurs, sont :

  • la tularémie
  • la coxiellose

Les affections touchant les chiens, chats et chevaux, sont :

  • la maladie de Lyme ;
  • le virus du Nil occidental

Celles affectant communément les chiens et les chats, comptent :

  • la rickettsiose ;
  • la thélaziose ;
  • la filariose ;
  • la dypilidiose ;
  • la fièvre boutonneuse.

Enfin, on identifie comme étant propres aux seuls chiens :

  • la babésiose ;
  • l’ehrlichiose ;
  •  le louping ;
  • l’hépatozoonose.

Quels sont les risques ?

Outre les maladies vectorielles dont nous venons de dresser la liste, les risques principaux sont :

  • la déglutition de l’insecte par le chien ou le chat ;
  • les démangeaisons douloureuses ;
  • l’infection de la morsure ou piqûre ;
  • les réactions allergiques, plus fortes que chez l’humain, et relevant de l’urgence vétérinaire.

Comment prévenir les risques ?

En ce qui concerne les chiens et les chevaux, il est préférable d’éviter, lors de vos promenades, les zones à risques que représentent, entre autres, les étangs, marais, lieux de dépôt d’ordures (ou décharges sauvages, fréquentes dans les bois), ou les hautes herbes.

Privilégiez les sorties en cours de journée, plutôt qu’au crépuscule : les moustiques sortent en plus grand nombre à la tombée de la nuit. Retour de promenade, examinez attentivement vos animaux, afin de vérifier l’absence de tiques ou de puces. Usez de moustiquaires devant l’habitat de votre chat ou de votre chien. En prévention, utilisez un spray, une lotion ou un collier répulsif. Vermifugez régulièrement votre chat, s’il a tendance à disparaître pendant plusieurs jours, et faites vacciner votre chien contre la leishmaniose.

Si vos animaux de compagnie comportent à la fois des chats, des chiens et des lapins, redoublez d’attention, tous ces animaux étant sujets aux piqûres de tiques.

Les éleveurs de chevaux auront soin d’équiper ceux-ci de bonnets anti-moustiques, et si besoin, de couvertures anti-moustiques. Très efficace, ce genre d’équipement empêche les insectes d’atteindre la peau du cheval, tout en laissant circuler l’air, grâce à sa structure ajourée. Il est également recommandé de laisser aux chevaux une liberté de mouvement optimale, afin qu’ils puissent se rouler par terre, et de vidanger régulièrement le fumier présent dans l’écurie.

Autre point à considérer : l’eau de l’abreuvoir réservé au bétail, ou celle de votre chien ou de votre chat. Leur gamelle d’eau est probablement le dernier endroit où vous penseriez trouver une infection potentielle ! Mais ce risque n’est pas exclu. En effet, l’eau stagne dans une gamelle, et les mouches (et moustiques) ont une prédilection marquée pour l’eau stagnante. Cela est si vrai, que plusieurs professionnels de la santé animale, ont développé des solutions innovantes pour remédier à ce problème.

Ainsi, et pour ne citer qu’elle, l’entreprise britannique Drinkwell (originaire de Bristol), a mis au point des fontaines à eau, exclusivement destinées aux chiens et aux chats. Avec un tel équipement, c’en est fini de la question de l’eau stagnante ! À défaut, veillez à renouveler régulièrement l’eau de vos amis félins et canins… ainsi que l’eau des abreuvoirs, si vous êtes éleveur de bétail.

De manière générale, réagissez promptement si vous remarquez un changement d’attitude chez votre animal : fièvre, fatigue, apathie, perte d’appétit, vomissements, diarrhées, chute du pelage, etc. Si les traitements préventifs sont efficaces la plupart du temps, il n’en va pas de même pour les traitements curatifs, bien moins aboutis pour les animaux que pour les humains.

Comment soulager les piqûres ?

Votre animal vient de se faire piquer par une guêpe, un taon ou un frelon ? Le meilleur remède, connu actuellement, est le mélange d’eau et de bicarbonate de soude, que vous tamponnerez doucement à l’endroit de la piqûre, avant d’y appliquer une poche de glace. Le pouvoir apaisant du bicarbonate de soude, combiné à la vertu anesthésiante du froid, sera la solution adéquate pour soulager, dans l’urgence, votre animal domestique.

Vérifiez que le dard de l’insecte n’est pas resté fiché dans la peau de votre animal, pour éviter une infection de la piqûre. De même, examinez attentivement l’intérieur de sa gueule : si l’insecte a été avalé, le risque de rougeurs ou de gonflements est plus élevé, surtout s’il s’agit d’un frelon ou d’un taon !

En cas de signaux inquiétants (plaintes excessives de votre compagnon quadrupède…), n’attendez pas davantage et emmenez-le au plus tôt chez le vétérinaire, qui vous donnera son avis et remédiera au mal du mieux possible.

Quelles sont les meilleures solutions anti-moustiques ?

En matière d’anti-moustiques, il convient de citer premièrement, l’indémodable spirale Raid, le produit classique à avoir chez soi. Utilisable uniquement en extérieur, la spirale Raid commence à faire effet au bout de 15 minutes environ, et sa durée de consumation peut durer jusqu’à 6 heures. Inodore, elle est la compagne idéale pour les soirées d’été, et pas seulement pour les êtres humains !

À noter, toutefois, que certaines contiennent des substances chimiques, dites pyréthrinoïdes. Agissant comme insecticides, elles ne sont pas sans danger pour le système respiratoire et le système nerveux. Utilisez de préférence, des spirales aux substances naturelles, comme la citronnelle ou l’eucalyptus.

Portez également la plus grande attention à la provenance de vos spirales : si vous remarquez sur l’emballage, qu’elles ont été fabriquées en Chine, ne les achetez pas.

Dans une perspective plus écologique, vous pouvez user du piège à guêpes, ce récipient empli d’un liquide d’origine alimentaire. Les guêpes, mouches et autres insectes, attirés par le produit, entrent dans le piège par l’ouverture pratiquée au-dessous… et n’en ressortiront pas ! Il existe un appât, Barrière à Insectes, spécialement adapté à ce type de piège, que vous trouverez dans le commerce. Néanmoins, vous pouvez faire votre mélange vous-même, en remplissant le récipient d’eau, additionnée de sirop de cassis, par exemple. Le piège à guêpes est à placer, de préférence, non loin de l’habitat de votre animal domestique.

Autre produit de qualité : le répulsif à ultrasons. La barrière ultrasonique ne traversant pas les murs, l’usage de ce répulsif est préconisé en extérieur. Pouvant balayer une surface de 50 m² environ, ce répulsif agit efficacement contre les guêpes et les papillons de nuit. Tout comme le traditionnel piège à guêpes susmentionné, on pourra le placer à proximité de la niche d’un chien, afin d’assurer sa tranquillité contre une piqûre malvenue.

Double avantage du répulsif ultrasonique : il émet des sons qui incommodent les insectes, mais sont imperceptibles par les oreilles humaines et celles de vos animaux de compagnie. Le sommeil de votre animal n’est perturbé en aucune façon, ni le vôtre. Ensuite, cet appareil est écoresponsable, en ce qu’il fonctionne sans produits chimiques.

Vous pouvez encore opter pour la diffusion d’huiles essentielles (pour un usage intérieur). Enfin, le recours à un traitement antiparasitaire est conseillé, si votre animal a été exposé directement à des moustiques. Sous forme de comprimés ou de gélules, ce traitement peut être plus ou moins long, en fonction du degré d’exposition aux moustiques.

Quels sont les meilleurs anti-moustiques naturels ?

Si vous êtes de sensibilité résolument bio, vous n’avez que l’embarras du choix, en termes d’anti-moustiques naturels. Les huiles essentielles en sont le cœur, où l’on trouve notamment :

  • la citronnelle ;
  • le géranium bourbon ;
  • la lavande ;
  • l’eucalyptus ;
  • la verveine citronnée, etc.

Ces remèdes 100% bio sont non toxiques pour vos animaux domestiques, et sont à préférer à certains insecticides, comme les pyréthrinoïdes que nous avons déjà entrevus. En plus de présenter des risques d’intoxication pour les chats, ces produits peuvent encore avoir des conséquences néfastes sur vos autres animaux de compagnie, tels que les reptiles (tortues, par exemple) et les poissons en aquarium. Bien que non concernés par les traitements anti-moustiques, ils peuvent en devenir les victimes directes, par le biais d’émanations délétères.

Les anti-moustiques naturels sont également disponibles sous forme de bâtonnets d’encens, à l’image des spirales Raid, si ce n’est que ces dernières sont pensées pour l’usage purement extérieur. En allumant un bâtonnet d’encens dans votre salon, vous créez une barrière anti-moustiques optimale, sans danger pour la santé de vos animaux, ni pour la vôtre.

En guise d’ultime astuce au naturel, vous pouvez aussi disposer un verre de vinaigre de cidre, sur le rebord de votre fenêtre : ce remède de grand-mère a fait ses preuves depuis longtemps, et fonctionne encore de nos jours.

Pour une triple action protectrice

En conclusion, rappelons que si l’objectif principal de cet article, est de vous aider à protéger vos animaux contre les moustiques, ils ne sont pas seuls à bénéficier de cette protection. L’aperçu des maladies vectorielles, dont les zoonoses qui se transmettent de l’animal à l’humain, doit d’autant plus vous servir de motivation. En préservant vos bêtes domestiques (animaux de compagnie, de basse-cour, bétail) des insectes nuisibles, vous vous préservez vous-même. Et en préférant le naturel au chimique, votre action rejaillit directement sur l’environnement, contribuant à faire de vous, l’acteur d’une juste écocitoyenneté.

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