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Moustiques en Amérique du Sud : comment s’en protéger ?

carte amérique du sud

De nombreuses espèces de moustiques sont présents en Amérique du Sud, voyons ensemble lesquels sont particulièrement nuisibles et comment s’en protéger.

Quelles sont les moustiques présents ?

Les aèdes, plus classiquement appelés moustiques, se nichent principalement dans des sites larvaires pondus dans des eaux stagnantes (récipients, réservoirs d’eau). Au cours des dernières décennies, outre la présence de moustiques communs, le moustique tigre est apparu en Asie et en Afrique puis a atteint certains pays d’Amérique du sud. Cette propagation est essentiellement due au commerce mondial des pneus usagés à l’intérieur desquels sont déposés les œufs, car ces pneus contiennent souvent de l’eau de pluie. Les pays concernés sont le Brésil, la Colombie, l’Argentine et plus récemment le Venezuela. De manière générale, les risques de santé sont réels dans tous les pays d’Amérique latine.

Quelles sont les maladies ?

En effet, sur ce continent, une piqûre de moustique peut s’avérer mortelle à cause de la transmission de maladies dangereuses. Les moustiques sont porteurs de nombreux virus et la transmission se fait par la femelle qui ponctionne du sang humain pour pourvoir aux besoins de ses œufs. 

Le paludisme

Parmi les différentes maladies qui peuvent être propagées, citons le paludisme, qui touche majoritairement les enfants de moins de 5 ans et les femmes enceintes. Le parasite infecte les cellules hépatiques pour se diffuser dans le sang et détruire les hématies. En Amérique du sud, le risque est faible dans les grandes villes mais plus important dans les zones rurales de Bolivie, Colombie, Equateur, Pérou, Venezuela et très important dans toute la forêt amazonienne, zone humide par excellence. L’altitude et le climat sont également des facteurs essentiels dans l’impaludation d’un site. Dans les zones endémiques, les traitements sont souvent peu efficaces.

La fièvre jaune

Ensuite, la fièvre jaune est un virus qui se propage par les singes de la forêt équatoriale, le moustique ayant le rôle de vecteur. Cette maladie est aujourd’hui encore à l’origine de troubles hémorragiques dans plusieurs pays sud-américains, en dépit de l’existence d’un vaccin . 

Le chikungunya

Évoquons maintenant le chikungunya qui a défrayé la chronique il y a quelques années et qui est un virus à la base africain, responsable de très fortes douleurs articulaires se traduisant par une position voûtée très caractéristique. La contamination se fait par la salive de petits moustiques, les Aedes Aegypti et les Albopictus (tigre). On les retrouve maintenant dans toutes les régions tropicales, notamment au Venezuela et en Colombie. Il n’existe actuellement aucun vaccin.

La dengue

Quant à la dengue, transmise par ce même petit moustique Aegypti, elle se présente le plus souvent sous la forme d’un symptôme grippal bénin. Néanmoins, quelques cas pouvant entraîner la mort ont été recensé,  liés principalement à la transformation d’écosystèmes naturels (urbanisation galopante, réchauffement climatique). Il n’existe pas de traitement spécifique.

Le zika

Pour terminer, on mentionnera le virus Zika, de la même famille que la dengue et propagé aussi par les Aegypti et les Albopictus. Chez la plupart des individus, la maladie a des effets mineurs mais elle peut occasionner une forme aigue inflammatoire. La situation est assez inquiétante au Brésil. Il n’existe aucun vaccin ni médicament contre cette pathologie.

Comment préparer son voyage ?

Ainsi, il est nécessaire de préparer minutieusement un voyage en Amérique du sud. Cette énumération de maladies tropicales a certes un effet angoissant mais il est tout à fait possible de se prémunir en se renseignant auprès de son médecin et en agissant en conséquence. 

D’une part, il convient de mettre en place un programme de vaccination et de s’y tenir en respectant les délais. L’Institut Pasteur en France pourra renseigner le futur voyageur. 

Il faut savoir que certaines vaccinations sont obligatoires; par exemple le vaccin contre la fièvre jaune. D’autre part, il existe des traitements préventifs contre le paludisme, administrés en fonction du pays et des particularités médicales.

Comment se protéger des moustiques ?

 Il n’y a pas de traitement pour prévenir les autres types de virus. Cependant, le fait de se protéger contre les piqûres renforce la prévention. Il est donc conseillé de porter des vêtements longs et de les imprégner d’insecticide, de même que sa toile de tente. Pour la peau, il existe des produits répulsifs à appliquer jour et nuit. La durée de protection varie de 2 à 5h, à renouveler plus fréquemment en cas de transpiration intense et d’immersion dans l’eau. Une moustiquaire, également imprégnée d’insecticide, est vivement recommandée.

Recommandations pour les personnes fragiles

Des mesures particulières doivent être prises avec les populations fragilisées. Les femmes enceintes doivent éviter un voyage dans des zones à forte transmission paludique. Pour les personnes âgées, c’est l’état de santé qui déterminera la possibilité d’un voyage. Les personnes atteintes de maladie chronique comme une cardiopathie, du diabète doivent emporter dans leurs bagages des ordonnances ainsi qu’un compte-rendu médical. De plus, une consultation chez son spécialiste permettra d’adapter le traitement aux conditions du voyage. Enfin, il est fortement déconseillé d’emmener un nourrisson faire un séjour dans des régions trop impactées par des maladies tropicales.

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